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Les divisions de l’État-Major

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| 26 Février 2018 | 41374 vues

L’Etat-major assiste le général dans l’exercice de ses attributions en préparant ses décisions, en assurant le pilotage de la performance, et en organisant le contrôle interne.

La division des ressources humaines (DRH-LE)

Est responsable de l’administration individuelle et collective du personnel servant à titre étranger (TE), dont elle est l’échelon centralisé de gestion.

Présente dès l’élaboration du plan de recrutement, elle participe, sous la présidence du chef d’état-major, à la commission de sélection des candidats. En liaison avec les régiments, elle prépare les plans annuels de mutation, de formation et les propositions pour les différents tableaux de nomination et d’avancement.

Son travail continue avec le traitement du dossier de tous les légionnaires non naturalisés rayés des contrôles. Sur ce périmètre, le Bureau d’aide à la reconversion (BARLE) permet d’envisager la reprise d’une activité dans le monde civil par le biais d’une reconversion, d’un stage de reconversion, ou d’un placement en entreprise.

Enfin, le bureau des anciens de la Légion étrangère (BALE) gère le personnel à titre étranger non naturalisé et rayé des contrôles. Il administre et stocke toutes les pièces constitutives des dossiers individuels afin de pouvoir garantir à chacun, même plusieurs années après leur départ, la totalité de leurs droits administratifs. Il est le correspondant désigné des anciens qui veulent faire valoir leurs droits pour reconstituer des carrières, valider des services ou obtenir des décorations..

 

La division sécurité et protection (DSP-LE)

Est le service dont dispose le général pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité du personnel servant à titre étranger, quel que soit le lieu d’implantation géographique (outre-mer, étranger et métropole).

Il contribue à préserver les intérêts de la Légion et des légionnaires. Placé sous le commandement du COMLE, son employeur, la DSP dépend techniquement de la Direction du Renseignement et de la Sécurité de la Défense (DRSD).

La DSP est seule habilitée à répondre, sur réquisition, aux demandes de renseignements émanant des autorités extérieures à la Légion ainsi qu’aux directions centrales ou générales, aux services de police et à la gendarmerie, dès lors que ces renseignements concernent la sécurité du personnel.

Sous tutelle du colonel adjoint, sa mission principale est de déceler les menaces visant les légionnaires et faire adopter par le commandement les mesures de protection adaptées. Dans le cadre de ses attributions, elle participe également au processus de sélection des candidats à l’engagement au sein de la Légion étrangère.

La division est composée de plusieurs cellules spécialisées chargées du filtrage, des passeports, ou du contrôle du personnel. Documentée et expérimentée, elle dispose de tous les linguistes habilités à mener des entretiens avec les candidats.

 

La division rayonnement et patrimoine (DRPLE)

Est chargée de la politique de rayonnement de la Légion dont elle élabore et coordonne les actions d’influence et de communication.

Elle veille à la transmission des valeurs et de la mémoire. Elle est le correspondant unique des organismes de communication des armées et des médias nationaux ou internationaux. Le chef de division, conseiller communication (CONSCOM) du général COMLE, s’appuie sur quatre pôles pour harmoniser et déployer son action.

Un centre presse, qui est le lien avec les médias et qui coordonne les relations publiques, anime également la communauté légion sur internet et les réseaux sociaux.

Le pôle patrimoine regroupe le Musée et la section des archives. Le musée propose une scénographie moderne qui présente les pièces majeures de la collection labellisée Musée de France. La section des archives reçoit des chercheurs qui participent à l’enrichissement du fonds documentaire.

Le pôle production permet de réaliser le magazine mensuel Képi blanc ou de proposer des ouvrages sur la Légion. Il intègre la section image avec des équipes de reporters, formées aux conditions de tournage modernes.

La musique de la Légion étrangère (MLE), image emblématique de la Légion, réalise des prestations nationales et internationales planifiées par la division en liaison avec l’EMAT.

 

La division entraide et solidarité (DES-LE)

Est chargée de la mise en oeuvre de la politique d’action sociale et de la condition du personnel au sein de la Légion étrangère.

Ses bénéficiaires sont le personnel servant ou ayant servi à titre étranger et leurs familles. Pour mener son action, elle est constituée de deux entités distinctes :

Foyer d’entraide de la Légion étrangère (FE-LE):

La loi de programmation militaire du 18 décembre 2013 a reconnu la spécificité de l’action sociale de la Légion étrangère. Dans ce cadre, le Foyer d’entraide est devenu un établissement public, bras armé du général COM-LE (président du conseil d’administration) ainsi doté d’une certaine autonomie financière pour organiser la solidarité. Le Foyer déploie l’action sociale, l’aide médico-sociale et le soutien des actions relatives à la mémoire de la Légion étrangère.

 

Le Cercle mixte de la Légion étrangère (CM-LE):

Etablissement privé administratif, il met en oeuvre les activités de restauration, hôtellerie et loisirs. Les ressources dégagées par ses activités permettent le financement de l’amélioration de la condition du personnel au sein des régiments et le financement du Fond d’entraide et de solidarité de la Légion étrangère (FES-LE).

 

Le Conseil de la Légion étrangère (CLE)

Puisque les militaires servant à titre étranger ne peuvent pas statutairement siéger aux différents conseils de la fonction militaire, le conseil de la Légion étrangère (CLE) a été créé en 2010. C’est une instance consultative chargée de fournir au chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) et au général commandant la Légion étrangère les éléments d’appréciation sur la situation générale de la Légion étrangère.

Il donne également un avis au CEMAT avant toute décision d’ordre général pouvant avoir un impact sur la Légion étrangère. Enfin, il émet un avis au COMLE pour les décisions d’ordre particulier portant notamment sur la mise en oeuvre des normes et directives dérivant du statut relatif aux personnels servant à titre étranger et sur les conditions particulières du service.

Composé de membres représentant les différentes catégories statutaires (officiers, sous-officiers et militaires du rang), il est présidé par le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) et le général commandant la Légion étrangère qui en est le viceprésident

 

La commission de suivi des blessés de la Légion étrangère (CSBLE)

Depuis toujours la Légion étrangère a pris soin de ses blessés. Dès ses débuts, en 1833, elle mit en place en Algérie, des centres de repos pour accueillir ses nombreux malades et blessés au cours des différentes conquêtes qu’elle menait sur plusieurs fronts.

En 1934, le général Rollet créa la Maison du légionnaire d’Auriol. En 1954, la Légion étrangère pris en compte le Domaine du Capitaine Danjou, à Puyloubier, et y installa l’Institution des invalides de la Légion étrangère pour l’accueil des blessés d’Indochine, puis d’Algérie.

En 2010, dans ce même esprit de solidarité et de gratitude, la Légion décida d’instaurer une journée des blessés dans tous les régiments de Légion, au-delà de leur rythme d’opérations et de leurs entraînements, un moment privilégié pour avoir une pensée vers les blessés. C’est au cours de cette même période (2011) que fut créée la Commission de suivi des blessés de la Légion étrangère (CSBLE), dont l’objectif est de mettre en place la structure d’un conseil de famille qui veille sur les siens.

Véritable tour de contrôle des blessés de la Légion, elle est le rouage essentiel pour faire fonctionner une machine aux multiples acteurs internes (DRH, DES, 1RE) et externes (SSA, CABAT, associations, etc.). Elle gère aujourd’hui près de 560 blessés. La CSBLE ne se substitue pas au parcours mis en place par l’armée de Terre, elle vient en complément.