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Les emblemes et les fanions

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| 06 Janvier 2017 | 49216 vues

Les emblèmes (drapeaux et étendards) des régiments étrangers portent l’inscription « Honneur et Fidélité » en lieu et place de l’inscription usuelle « Honneur et Patrie » de l’armée de Terre.

Ils portent tous la mention « Camerone 1863 ». La Légion a le privilège de conserver les emblèmes de ses régiments disparus et les anciens drapeaux des régiments actuels. Ils sont conservés par le Musée d’Aubagne et une partie d’entre eux est exposée dans la crypte.

 

Le képi blanc

Le képi blanc est le symbole du légionnaire dans le monde entier. À l’origine, il s’agissait d’un couvre-képi de couleur kaki comme en portaient toutes les unités qui participaient à la pacification du Maroc. À la Légion, sous la double action du soleil et des lavages répétés, il prit vite un aspect immaculé et devint l’objet de fierté des anciens. Il fera sa première grande apparition officielle à Paris, le 14 Juillet 1939 et son port sera étendu à tous les régiments à la fin de la guerre. Il n’est porté que par les militaires du rang. Les sous-officiers portent le képi noir frappé de la grenade à sept flammes.

 

Les épaulettes de tradition

Les épaulettes portées sur la tenue de parade ont pris leur allure définitive, à corps verts et tournantes rouges, dès 1868. Ces couleurs ont été héritées des Suisses de la 2e Légion de 1835. On retrouve ces mêmes couleurs sur les fanions des unités élémentaires. Le port des épaulettes de tradition a été interrompu par périodes et l’usage en a été définitivement rétabli en 1946.

 

La ceinture bleue

À l’origine, c’était un accessoire destiné à protéger le personnel servant Outremer des affections instestinales et elle se portait sous les vêtements. Peu à peu, elle fut portée sur la veste ou sur la capote. La couleur bleue fut retenue et devint le signe distinctif de la Légion.

 

Camerone

Le 30 avril 1863, dans le village de Camerone, au Mexique, soixante-trois légionnaires français, sous les ordres du capitaine Danjou, résistèrent à une armée mexicaine de plus de deux mille hommes. Par leur sacrifice, ils permirent la réalisation de la mission. Depuis, lorsque l’ordre de “faire Camerone” retentit dans des combats, comme un appel au sacrifice certain, pas un légionnaire n’hésite une seconde, si puissante est la valeur de l’exemple donné. Chaque année, ce fait d’armes est célébré de manière solennelle, partout où se trouvent des légionnaires. Il incarne toutes les valeurs fédératrices de la Légion étrangère : le caractère sacré de la mission, la fidélité à la parole donnée ainsi que la communauté de destin choisie et acceptée par les officiers, sous-officiers et légionnaires.